
-
Les marchés financiers chamboulés par l'offensive commerciale de Trump
-
Droits de douane: Wall Street en berne, pire séance pour le Nasdaq et le S&P 500 depuis 2020
-
Droits de douane: les calculs de Trump médusent les économistes
-
L'usine chimique Vencorex sera fixée sur sa reprise le 10 avril
-
Bébé empoisonné avec du Destop: l'employée de crèche condamnée à 25 ans de prison
-
Droits de douane: la Bourse de Paris signe sa pire séance depuis 2023
-
Après les annonces de Trump, les marchés financiers chamboulés
-
Droits de douane: un calcul simple à l'origine des chiffres
-
Droits de douane: Wall Street chute à l'ouverture
-
Après les annonces de Trump, chamboule-tout sur les marchés financiers
-
Droits de douane: Stellantis va fermer temporairement une usine au Canada, l'envisage pour le Mexique
-
Meurtre d'un bébé à la crèche: 30 ans de prison requis contre l'accusée
-
Jeux vidéo: à Paris, la Switch 2 de Nintendo se laisse approcher
-
La hausse des droits de douane aux Etats-Unis fragilise encore l'armagnac
-
Dans les forêts allemandes, un drône équipé d'IA pour traquer les incendies
-
Droits de douane: Chrysler ferme une usine canadienne pendant deux semaines
-
Les marchés mondiaux chutent après les droits de douane massifs imposés par les Etats-Unis
-
Droits de douane: l'usine canadienne de Chrysler va fermer temporairement, annonce Stellantis
-
Droits de douane: Wall Street se dirige vers une ouverture en forte baisse
-
Le dollar s'effondre après l'offensive douanière de Trump qui menace l'économie américaine
-
L'édition 2025 de VivaTech ambitionne de rendre l'IA plus concrète
-
Les Mousquetaires/Intermarché "envisagent la fermeture" d'une trentaine de magasins ex-Casino, 680 emplois concernés
-
Droits de douane: Berlin appelle l'UE à montrer "ses muscles" à Washington, et à dialoguer
-
Italie: les producteurs de parmesan jugent les droits de douane américains "absurdes"
-
Plongeon du dollar après l'offensive douanière de Trump qui menace l'économie américaine
-
L'ours "poursuit son développement" dans les Pyrénées mais son avenir n'est pas garanti
-
Macron réunit jeudi les "représentants des filières impactées" par les droits de douane de Trump
-
La Bourse de Paris recule après les annonces de droits de douane massifs aux Etats-Unis
-
Droits de douane: l'Allemagne soutient l'UE dans sa recherche d'une "solution négociée" avec Washington
-
Droits de douane: l'UE prévoit "d'attaquer" les services numériques américains
-
Pourquoi des centaines d'oiseaux morts sont découvert chaque année sur la côte Atlantique
-
Bébé tué avec du Destop: verdict attendu jeudi pour l'ex-employée de crèche
-
Les marchés asiatiques secoués par l'offensive douanière de Trump
-
La Bourse de Paris en repli avant les annonces douanières de Trump
-
Les Bourses européennes terminent en recul
-
Cacao: le prix d'achat aux planteurs ivoiriens relevé de 22,2%, nouveau record
-
"Jour de la libération": Trump dégaine ses nouveaux droits de douane
-
Wall Street ouvre en nette baisse avant les droits de douane
-
Mort de Jean-Yves Haberer, qui a mené le Crédit Lyonnais à la quasi-faillite
-
Royaume-Uni: les visiteurs européens à leur tour soumis à un permis d'entrée
-
Michel Drucker: la retraite dans "un an ou deux"... ou jamais?
-
La Bourse de Paris flanche avant l'annonce de nouveaux droits de douane de Trump
-
Mort à 65 ans de Val Kilmer, héros de "Batman Forever" et "Top Gun"
-
Les Bourses européennes ouvrent en baisse, dans l'attente des annonces douanières
-
"Un marché assez chaotique": les boutiques de CBD dans le brouillard
-
En Asie centrale, l'inexorable exode des Russes
-
La Grèce dévoile un vaste plan de modernisation de son armée
-
Jeu vidéo: Nintendo va en dire davantage sur la console Switch 2, la date de sortie espérée
-
L'Assemblée nationale adopte un texte intégrant le non-consentement à la définition pénale du viol
-
Réforme de l'audiovisuel public: examen par les députés suspendu après un accrochage avec Dati

En Asie centrale, les langues nationales gagnent du terrain face au russe
Le ton est hésitant, mais aidée par sa professeure, Lioudmila Propichtchan enchaîne quelques phrases basiques en kazakh. Pour cette musicienne, maîtriser la langue du Kazakhstan n'a rien d’évident dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale où le russe, tout en restant incontournable, décline.
Plus de trois décennies après l'indépendance à la chute de l'URSS, le vent tourne en faveur des langues nationales dans cette région, que Moscou considère encore comme son pré carré mais où les populations se tournent de plus en plus vers leur héritage ancestral.
"Au Kazakhstan, tout le monde ne maîtrise pas le kazakh. J'ai commencé à l'apprendre il y a un mois et demi et mon objectif est de tenir des conversations", explique à l'AFP la quadragénaire.
Dans ce pays de vingt millions d'habitants dont trois millions sont ethniquement russes, seule la moitié de la population utilise le kazakh au quotidien, selon les autorités, conséquence de l'ère soviétique où tout avait été russisé.
Avec Mme Propichtchan, une vingtaine d'autres adultes - dont certains chuchotent pour approfondir des points de grammaire - sont réunis dans une salle de classe à Karaganda, la capitale de la région industrielle éponyme dans le centre du pays.
"A Karaganda, le russe était partout, on n'utilisait pas le kazakh. Maintenant, la langue revit", se félicite Lidia Khan, une étudiante de 68 ans d'une autre classe.
"Les gens s'étonnent que j'apprenne le kazakh à mon âge, je leur réponds que c'est mon pays et que je veux que le kazakh se développe", poursuit-elle.
Yakoub Djamalov, un jeune élu municipal, dit avoir "grandi dans un environnement russophone" mais considère désormais la maîtrise du kazakh comme un "devoir".
- Poutine surpris -
Le recul du russe au profit des langues centrasiatiques est principalement le résultat d'une recomposition ethnique.
La tendance démographique est limpide ces trente dernières années : au Kazakhstan, la part de la population que constituent les citoyens ethniquement russes est passée d'environ 38% à 15%. Elle ne dépasse pas 5% dans les autres républiques centrasiatiques.
Et l'invasion de l'Ukraine, les discours impérialistes de nombreux responsables russes et les appels incessants à la défense des minorités russophones dans les ex-républiques soviétiques ont donné à réfléchir en Asie centrale, accélérant le renforcement des langues nationales, qui n'ont rien en commun avec le russe.
Coïncidence ou non, depuis 2023, il est obligatoire pour les fonctionnaires au Kazakhstan et au Kirghizstan de maîtriser la langue nationale, dont la diffusion dans les médias a été renforcée.
Le parti présidentiel kazakh propose également des cours gratuits, avec des incitations parfois mercantiles.
A Karaganda, les autorités locales organisent des jeux concours comme "Déclare ta flamme en kazakh et gagne un voyage en amoureux" ou "Lis un livre en kazakh et remporte un iPhone".
Sur les réseaux sociaux fleurissent pléthore de chaînes d'apprentissage du kazakh.
Symbole fort, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a entamé en kazakh à l'automne 2023 sa conférence de presse avec Vladimir Poutine.
Ce bref épisode a semblé surprendre son homologue russe, habitué à ce que ses voisins russophones s'adressent à lui en russe, et provoqué une scène cocasse, la délégation de pontes du Kremlin s'étant précipitée sur les oreillettes.
- Le russe toujours omniprésent -
Mais quand on partage quelque 7.500 km de frontières avec la Russie, difficile de se passer du russe, langue officielle aux côtés du kazakh. Il est toujours omniprésent dans la sphère publique, la culture, l'éducation ou les affaires.
Dans les autres Etats d'Asie centrale issus de l'ex-URSS, la situation est similaire au Kirghizstan: au Tadjikistan, le russe est "langue de communication interethnique", tandis qu'en Ouzbékistan et au Turkménistan, le russe n'a pas de statut officiel mais reste utilisé.
La langue de Pouchkine reste associée à une certaine réussite sociale, donnant accès à des postes plus prestigieux ou permettant aux migrants centrasiatiques d'aller gagner leur vie en Russie.
Pour les jeunes générations, il est compliqué de se passer du russe si l'on veut avoir la meilleure éducation.
Au Kazakhstan, le ministre de l'Education a jugé que l'apprentissage du kazakh à l'école "laissait à désirer", tandis que son homologue kirghiz a regretté le "plus faible niveau d'enseignement en kirghiz", en raison de la piètre qualité des manuels notamment.
La politique linguistique est aussi une question sensible car ces régimes restent proches, voire dépendants, de Moscou.
Chaque proposition en vue de renforcer les langues nationales ou de rebaptiser des rues à consonance russe provoque une levée de boucliers des partisans du Kremlin, qui brandissent le spectre de l'"oppression" des Russes. Rengaine utilisée aussi contre l'Ukraine pour expliquer l'invasion.
Mais le russe devrait garder son statut de lingua franca en Asie centrale : les pays de la région prévoient en effet de signer un traité pour le promouvoir.
D.Philippon--CPN